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Témoignage de Coralie, ancienne LPCP

18 Juin

Coralie, ancienne étudiante de la promo 2013-2014, a accepté de répondre à nos questions. Elle partage avec nous son expérience et ses souvenirs.

 

  • Pourquoi avoir fait la licence pro communication publique ?

A l’issue de mon BTS Tourisme (spécialité AGTL ; Animation et Gestion Touristiques Locales), j’avais pour objectif de faire une Licence Pro dans un domaine complémentaire du tourisme. D’une part, car j’estimais avoir suffisamment d’expérience et de connaissances dans le tourisme, et d’autre part, mon souhait était d’avoir une « double casquette ».

Pourquoi la com ? Mon raisonnement était assez simple : il n’y a pas de touristes ni de tourisme sans communication et promotion de la destination en amont. J’avais bien vu  quelques notions en la matière en BTS mais cela me semblait insuffisant, d’où le besoin de faire une « vraie » année de com.

Pourquoi la com… publique ? J’ai toujours voulu travailler en priorité en Office de Tourisme et ces structures dépendent la grande majorité du temps de collectivités locales, du secteur public.

 

  • Quel est votre meilleur souvenir de cette année de licence ?

Des souvenirs, j’en garde plein la tête !

Le meilleur souvenir a été le voyage à New-York et Montréal, pour l’aspect touristique certes (je vais pas vous mentir !) mais aussi d’un point de vue culturel. On a découvert deux cultures différentes de la nôtre, la version américaine et la version québécoise (avec l’accent et tout !). Qui dit culture différente, dit culture de travail distincte, dit communication publique adaptée… Je retiens notamment le dispositif de démocratie participative mis en place par la ville de Montréal ainsi que les actions marketing et com (j’ai presque envie de dire : du niveau de grands groupes privés français) développées par la société des transports de Montréal.

Mon stage à la Direction Communication de la Communauté d’Agglomération du Grand Besançon est également un très bon souvenir. Plus qu’un stage, cela a été une véritable expérience professionnelle, courte mais hyper-enrichissante de par son contenu et les missions que l’on m’a confiées.

 

  • Qu’avez-vous fait suite à l’obtention de la licence ?

Suite à l’obtention de la licence, je suis retournée en terre natale alsacienne et j’ai rejoint l’Office de Tourisme (du Pays de Hanau et du Val de Moder, pour le joli nom à rallonge de territoire) pour lequel je travaillais en parallèle de mes études et durant la saison estivale depuis trois années.

Ensuite, au mois de septembre, j’ai décroché un CDD de 4 mois en remplacement dans un autre Office de Tourisme (Soufflenheim, pour les intimes et ceux qui aiment les noms de villages imprononçables). Ce poste a été un véritable tremplin pour moi car j’ai pu continuer de me tisser mon réseau professionnel nord-alsacien.

Une fois ce contrat terminé, je me suis retrouvé au chômage, le vrai. Celui où ton passe-temps favoris est de renvoyer de multiples fois des paperasses à notre chère agence pour l’emploi pour toucher un semblant de pépettes et qu’au final on finit par te dire « C’est quoi tous ces contrats de 2 jours ? c’est compliqué votre histoire ! »  « C’est la précarité de la jeunesse d’aujourd’hui m’dame. » BREF, Ça a duré 4 mois, et puis…

 

  • Que faites-vous actuellement ?

Et puis… J’ai eu l’écho de la vacation prochaine d’un poste qui pourrait m’intéresser au sein d’un Office de Tourisme nord-alsacien. J’ai donc eu le temps de me préparer à ce que j’ai appelé « l’entretien de ma vie » (celui où tu révises encore plus que pour l’épreuve coeff 7 du bac) pour ce qui s’est avéré être le poste de mes rêves « Chargée de communication et de promotion touristique » en Office de Tourisme dans le secteur professionnel et géographique que je convoitais.

Me voilà en poste depuis le 27 avril à l’Office de Tourisme du Pays de Haguenau, Forêt et Terre de potiers (magnifique appellation territoriale issue d’un mille-feuille de communautés de communes fusionnées, etc) sur ce poste tant rêvé et convoité qui colle à mon profil tourisme-communication et à mes attentes. Il s’agit d’un poste créé il y a tout juste un an et demi et je suis la deuxième personne à l’occuper. Il y a donc tout à faire et ça, c’est génial ! J’ai signé un CDD d’un an qui, si tout va bien, se transformera en Saint-Graal-CDI. Mes trois missions principales sont l’animation numérique de territoire, la communication et la promotion touristique, cf LinkedIn pour plus de détails : https://fr.linkedin.com/in/coraliebaldauf.

 

  • Recommanderiez-vous la LPCP ? Pourquoi ?

Oui, oui et OUI ! Je recommande vivement cette licence pro. Le contenu de la formation est vraiment riche (malgré le nombre réduit d’heures de cours), les intervenants et professeurs de qualité, et les encadrants passionnés. Je n’en doutais pas, mais je m’en rends encore mieux compte avec du recul et en comparaison avec les témoignages d’amis.

 

  • Et enfin, un conseil ou une remarque à donner à nos étudiants (et aux prochains) ?

Profitez un maximum de cette année pour vous constituer un réseau professionnel surtout si vous comptez travailler après la licence. Beaucoup d’offres d’emplois ne sont jamais publiées sur internet car elles sont diffusées en réseaux internes (au sein de collectivités, entre collègues…).

Toutes les rencontres, expériences (projet tutoré, missions ponctuelles…) sont bonnes à prendre car elles vous permettront d’élargir votre réseau mais aussi développer vos compétences de manière concrète. Enfin, prenez note d’un maximum d’informations durant le peu d’heures de cours, elles vous seront utiles un jour ou l’autre et vous permettront peut-être de faire la différence par rapport à un autre candidat lors d’un entretien.

 

Coralie B.

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22 000 km pour faire mon stage

20 Fév

Mercredi 17 Décembre 2014 dans l’après-midi, commence mon odyssée pour un départ vers la  Nouvelle-Calédonie, mon lieu de stage et de naissance. La Nouvelle-Calédonie, c’est où, pardi ? C’est dans le Pacifique Sud et se situe à 22000 km de la Métropole.

Je quitte mon ami « Jules » en ville, à la place de la Révolution, pour prendre le bus, direction Chanoine Mourot : c’est la ligne 5, je récupère mes affaires à l’appartement, reprends le bus pour la gare TGV, je regarde l’heure : il est 14h52, mon train pour Paris est à 15h30, c’est short avec la circulation mais j’arrive à temps pour mon TGV. Direction Paris gare de Lyon, il est 18h,  je cherche un hôtel pour la nuit car mon départ est pour le lendemain au matin, soit le 18 à 8h pour Amsterdam. Les hôtels à proximités de la gare sont remplis et n’ont plus de chambres standard, sinon il reste un hôtel avec une chambre de passage, bien tombé sauf qu’elle coûte quand même 160 Eu, mais je la prends néanmoins je leur fais savoir que c’est very expensive ! Le standardiste me rétorque tranquillement : Nous sommes à Paris, monsieur. Bref Paris ou pas, c’est cher camarade.

Le lendemain, direction Roissy – enregistrement et départ imminent pour Amsterdam, je quitte le sol Français, en gardant avec moi les bons et beaux moments de mon passage sur Besançon. Me voilà à Amsterdam, pour une escale de 2h en attendant, le vol Amsterdam-Osaka avec la compagnie scandinave KLM. De l’Europe vers le Japon en gagne en heures, soit 10h de plus.

« Kangei[1] » au Japon ! Une fois en Terre du soleil levant, le Cailloux[2] n’est pas loin même s’il nous faut encore 11h de vol pour l’atteindre, l’essentiel est que nous soyons dans le Pacifique. Ma terre natale est proche. J’entends l’appel pour embarquer dans notre compagnie aérienne locale «  Aircalin ».

On s’envole de Osaka pour l’aéroport  de Tontouta[3], le dernier tronçon  est terminé, nous sommes le vendredi 19 Décembre, je touche enfin le sol du Pays, il fait chaud voir très chaud et le changement de température est radical : 4° Besançon contre 31° sur Nouméa[4]. Par-contre mon voyage ne s’arrête pas là car mon lieu de stage se trouve dans une des îles Loyautés[5], sur l’île de Lifou[6].

Sur cette Ile commencera mon stage de 3e année en communication Publique à la Province des Iles Loyautés, dans le service environnement. De Besançon à Lifou est équivaut à : 1 bus, 1 TGV, 3 Avions internationaux et 1 Avion domestique, soit 28h de déplacements.

Enfin, cela fait presque un mois et demi, que je suis dans le service environnement et que j’apporte ma contribution dans le domaine de la communication publique. Je soutiens au maximum ce service tant sur le plan professionnel que moral car nous ne formons qu’un.

N’oublions pas, mes chers camarades de classes que ce stage est critique car il nous permettra d’évaluer notre performance de travail ainsi que notre capacité de résilience.

Pour ma part, humilité, respect et justesse sont les maîtres-mots qui guideront mes pas vers l’accomplissement de mes tâches au sein du Département du Développement Durable.

Sinaw, en direction de la Nouvelle-Calédonie «  Là où le temps s’arrête ! » si nous prenons le temps de nous arrêter et d’apprécier le moment présent.

Respectueusement

[1] Ce mot veut dire « Bienvenue » en Japonais

[2] Appellation qui désigne la Nouvelle-Calédonie

[3] Aéroport internationale de la Nouvelle-Calédonie

[4][4] Capital de la Nouvelle-Calédonie

[5] Iles qui composent la Nouvelle-Calédonie

[6] La plus grande des  trois îles loyautés

La com’ au service des jeunes !

16 Fév

C’est au tour de Suzy, cette semaine en stage  à l’Espace Jeunes de la Communauté de Communes du Val Saint-Vitois (CCVSV), de nous faire part de son expérience.

« Voilà un mois que je suis en stage. L’accueil fut chaleureux, les présentations rapides, ayant déjà rencontré auparavant les différents employés qui m’entourent. Je suis en charge de la communication et travaille avec une seule personne, animateur au service jeunesse et également mon maître de stage. Mes premiers jours m’ont permis de m’adapter à la structure, de connaître le fonctionnement de la communauté de communes et le lien reliant l’espace jeunes à celle-ci…. Puis, l’heure est venue de passer à l’action avec une mission conséquente: monter une stratégie de communication sur 1 an.

A l’heure actuelle, quelques actions ont été réalisées comme un flyer de présentation du lieu, la newsletter pour les élus… Un stage très enrichissant ! Je ne suis pas uniquement devant l’ordinateur toute la journée. Le Mardi et le Jeudi entre 13h et 14h, un atelier « rédaction d’articles » et radio ont été mis en place au collège Jean Jaurès. Une douzaine de jeunes, entre 11 et 17 ans, se retrouvent pour créer des articles et apprendre à s’exprimer en public.

Sortie d’un BTS Tourisme avant d’intégrer la Licence, je mets également à profit mes acquis pour aider mon maitre de stage à monter un séjour à Rome et contacter les différents prestataires. Ces trois mois de stage me sont très bénéfiques, je vois enfin le rapport entre la théorie et la pratique. »

Portrait chinois du service communication de la mairie de Saint-Brevin-les-Pins

11 Fév

Catherine, étudiante LPCP, décide de nous faire partager son stage de façon un peu originale… En effet, c’est au travers d’un portrait chinois que nous allons découvrir le service communication qu’elle a intégré le 5 Janvier dernier à la Mairie de Saint-Brévin-les-Pins.

Si c’était un animal, le service serait un éléphant car le service doit se souvenir de tout, être à l’écoute de tous, faire beaucoup de choses (un travail éléphantesque), avec rapidité et précision.

Si c’était un arbre, le service serait un chêne ou un pin. C’est un service présent partout, solide, beaucoup sollicité mais déterminé.

Si le service était un endroit, il serait une plage : sans cesse secoué par le ressac, parfois dévasté par des marées noires mais toujours présente.

Si c’était des métiers, il y aurait : communicant, bien sûr, imprimeur, graphiste, cafetière, informaticien, chercheur, archiviste, commercial, standardiste, scanner, photographe, community manager, chocolatier, journaliste, comptable, antiquaire, archéologue, passeur de marché et réunionnais*.

Si c’était un vêtement, le service serai un pull : chaud, doux, multitâches (surtout s’il a des poches), pratique, présent partout, qui va à tout le monde,

Si c’était une saison, ça serai le printemps. Les idées bourgeonnent, d’autres éclosent. Tout n’est pas encore prêt, mais tout le sera en temps voulu comme à la fin du printemps. Beaucoup de choses sont à faire ou à refaire car chaque nouvelle année est un hiver qui efface tout.

Si c’était un roman, le service serait La vérité sur l’affaire Harry Quebert, car quand tu penses que tout est fini, en fait, il y en a encore.

Si c’était un sport, le service serait la GRS (Gymnastique Rythmique et Sportive), il faut être un gymnaste hors pair avec tous les impératifs à gérer à la fois, les différents sujets et supports sur lesquels ils travaillent, gérer les différents interlocuteurs tout cela au rythme de la vie de la municipalité et de la ville. C’est un vrai sport !

*Ma collègue, qui s’appelle Catherine aussi, est réunionnaise. Thomas, mon maitre de stage, est souvent en réunion.

Un stage en Allemagne

5 Fév

Cette semaine nous vous proposons le récit de Jules, étudiant en LPCP qui effectue son stage à Fribourg…

Fribourg

« Me voilà donc depuis trois semaines intégré au sein de la petite équipe du département communication et relations internationales de la ville de Fribourg, en Allemagne. Un stage aux dimensions… internationales, puisque la ville entretient jumelages et partenariats avec pas moins d’une vingtaine d’autres municipalités de par le vaste monde, du Japon à l’Amérique Latine en passant par le Moyen Orient. L’occasion pour moi d’observer au plus près le fonctionnement d’un service habitué aux réceptions officielles et aux projets de coopération interculturelle, et doté d’un appétit apparemment insatiable pour la production de cadeaux publicitaires.

Alors, s’exporter pour aller faire son stage à l’étranger, bonne idée? Oui, sans hésiter, c’est pour moi une opportunité unique de découvrir cette région, et d’explorer un aspect du monde du travail que je ne connaissais pas. Et dans un cadre comme Fribourg, petit paradis vert et cosy du sud de l’Allemagne, confortablement logé au pied des montagnes enneigées de la Foret Noire, c’est juste un bonheur. Vivre au quotidien dans cette ville jeune et active, au rythme des événements et des rencontres toujours intéressantes, c’est forcément une expérience culturelle et humaine à plein temps. A bien des égards la mairie est à l’image de la ville : dynamique, écolo, ouverte et accueillante.

Bien sur, faire son stage à l’étranger, c’est une situation qui a aussi ses inconvénients : la barrière de la culture et de la langue est là et, au travail, il est souvent difficile de coopérer et de communiquer efficacement. Pas évident, dans ces conditions de travailler de manière autonome et d’avoir accès à de réelles responsabilités. Pas le temps de s’ennuyer, toutefois, car les projets dans lesquels s’impliquer ne manquent pas. Au menu de ces trois mois de stage, participation à un partenariat européen dans le domaine de l’urbanisme et du développement durable, organisation d’un stand commun avec nos villes partenaires au salon du tourisme de Stuttgart, et mise en place d’un programme d’aide au développement auprès d’une de nos villes partenaires au Nicaragua. Excusez du peu…

Voilà pour mes impressions. Les premières semaines ont passé très vite, et j’ai bien peur que les suivantes n’en fassent autant. Le temps de m’habituer à ce cadre de vie si passionnant et il sera déjà temps de le quitter… Peut-être pour mieux y revenir, qui sait ? »

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