L’office de tourisme de demain, quels enjeux ?

6 Mar

Les besoins du touriste ont fortement évolué ces dernières années. Aujourd’hui nous assistons à des demandes de plus en plus personnalisées et de plus en plus exigeantes. Tout comme leurs concurrents du secteur privé (agences de voyage, tour-opérateurs…), les Offices du Tourisme de France doivent à leur tour s’adapter à l’évolution du marché touristique. Comment imaginer l’avenir des Offices de Tourisme de France ? Emmanuelle Rivas, membre de la Commission nationale Prospective & Développement des Offices de Tourisme de France, nous apporte quelques éléments de réponse.

Mettre l’accent sur l’évolution des postes : l’exemple de l’agent d’accueil en office de tourisme

« L’agent d’accueil est devenu conseiller de séjour. Désormais, il doit encore évoluer et fournir des conseils de qualité au touriste concernant, par exemple, les possibilités d’hébergements, les différents endroits à visiter…Il ne doit plus se contenter uniquement de travailler dans l’office. À Sète, nous les envoyons sur les plages, dans les navettes maritimes, sur les marchés pour aller au contact du public. »

Renforcer l’offre du numérique :

Les tablettes numériques : « Il faut anticiper les évolutions et former davantage le personnel aux outils numériques. L’utilisation des tablettes pourrait se généraliser. Il s’agit d’un moyen tellement efficace et simple pour faciliter le contact avec le touriste ! Il faut lui montrer des images, lui donner envie d’être là. »

Les points i-mobile : « Ce sont des lieux spécialement aménagés pour permettre aux visiteurs d’un territoire de profiter de services comme une connexion wifi gratuite, un équipement pour recharger les appareils mobiles (tablettes, smartphones,…), l’information touristique fournie par l’Office du Tourisme. Ils se composent de hotspots wifi et de bornes numériques installés dans différents lieux (hôtels, gares, sites touristiques…) pour que l’utilisateur télécharge les informations dont il a besoin et de se renseigner 24h/24 sur les lieux touristiques, les loisirs, les hébergements, les restaurants, mais également les informations pratiques comme la cartographie et les numéros d’urgence… »

L’optimisation des sites internet : « Il est nécessaire d’innover en permanence : c’est le cas de l’Office de Tourisme de Mulhouse qui a lancé le site internet jaienvie.de, disposant d’une interface affichant un éventail de réponses, adaptées aux besoins du touriste sur place. »

 Agir comme une entreprise :

« Jusque-là, les offices de tourisme étaient vus comme secteur public ou concurrents du service privé s’ils commercialisaient. Ils agissent désormais comme des entreprises en proposant à leur tour des offres commerciales au touriste avec réductions et autres avantages chez des hébergeurs ou des prestataires d’activités. C’est le cas, par exemple, de l’Office de Tourisme de Sète avec sa carte numérique Sète Extra contenant ces options. »

« En conclusion, pour mieux communiquer, les élus doivent intégrer la dimension commerciale que l’activité touristique nécessite et comprendre que le touriste ne s’arrête pas aux limites administratives du territoire. Il n’a pas de frontières. Il bouge, évolue constamment. Cessons d’avoir peur d’informer. Avec les réseaux sociaux, on sait déjà tout de nous. Libérer l’information permettra aux offices de tourisme de mieux communiquer avec leurs visiteurs. »

Pour en savoir plus :

http://www.tourmag.com/A-quoi-ressemblera-l-office-de-tourisme-de-2020_a72379.html

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Les collectivités territoriales à la conquête d’Internet !

3 Mar

Alsace, un pont c'est tout.

Depuis 2008, la Société pour l’attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (en anglais, Internet Corporation for Assigned Names and Numbers – l’ICANN) a décidé d’étendre les noms de domaines. C’est ainsi que viennent se rajouter aux classiques .com, .fr ou encore .net des noms de domaines tels que .book, .hotel et depuis peu, le .paris

C’est donc en Septembre 2014 que le nom de domaine .paris fait son apparition. La Bretagne en est la pionnière avec son .bzh (demande faite par une association avec le soutien de la région). La Corse fait aussi parti des nouvelles conquérantes de la toile avec le .corsica. L’Alsace en fera de même au printemps prochain avec le .alsace qui représente un investissement de 300 000 €. Cet investissement est dans la continuation de la marque Alsace « Imaginalsace » lancée en 2012 par la région. Les candidatures pour de nouveaux noms de domaines sont donc coûteuses mais s’inscrivent dans une réelle démarche marketing.

En effet, le nom de domaine permet de gagner en visibilité, mais aussi de mettre en place une relation de confiance avec les usagers. Il est facile d’acheter un nom de domaine en .fr ou en .com, cependant, sur un site en .marque, c’est la marque qui contrôle directement l’attribution des sites internet.  Il en est de même pour les territoires. Un nom de domaine comme .alsace renvoie à une origine, à une authenticité et permet de mettre en avant un savoir-faire local. Cela  permet également de signifier son attachement, culturel ou économique, à ce territoire. Néanmoins, une telle évolution des noms de domaines laissent encore quelques questions ouvertes, notamment en ce qui concerne les modes d’attribution de ces derniers.

Marine Belin.

Sources :

http://www.rue89strasbourg.com/index.php/2015/01/13/economie-2/les-sites-en-alsace-grand-saut-dans-le-vide-numerique/

http://www.briefmag.com/noms-de-domaine-apres-la-bretagne-l-alsace-l-aquitaine.html

22 000 km pour faire mon stage

20 Fév

Mercredi 17 Décembre 2014 dans l’après-midi, commence mon odyssée pour un départ vers la  Nouvelle-Calédonie, mon lieu de stage et de naissance. La Nouvelle-Calédonie, c’est où, pardi ? C’est dans le Pacifique Sud et se situe à 22000 km de la Métropole.

Je quitte mon ami « Jules » en ville, à la place de la Révolution, pour prendre le bus, direction Chanoine Mourot : c’est la ligne 5, je récupère mes affaires à l’appartement, reprends le bus pour la gare TGV, je regarde l’heure : il est 14h52, mon train pour Paris est à 15h30, c’est short avec la circulation mais j’arrive à temps pour mon TGV. Direction Paris gare de Lyon, il est 18h,  je cherche un hôtel pour la nuit car mon départ est pour le lendemain au matin, soit le 18 à 8h pour Amsterdam. Les hôtels à proximités de la gare sont remplis et n’ont plus de chambres standard, sinon il reste un hôtel avec une chambre de passage, bien tombé sauf qu’elle coûte quand même 160 Eu, mais je la prends néanmoins je leur fais savoir que c’est very expensive ! Le standardiste me rétorque tranquillement : Nous sommes à Paris, monsieur. Bref Paris ou pas, c’est cher camarade.

Le lendemain, direction Roissy – enregistrement et départ imminent pour Amsterdam, je quitte le sol Français, en gardant avec moi les bons et beaux moments de mon passage sur Besançon. Me voilà à Amsterdam, pour une escale de 2h en attendant, le vol Amsterdam-Osaka avec la compagnie scandinave KLM. De l’Europe vers le Japon en gagne en heures, soit 10h de plus.

« Kangei[1] » au Japon ! Une fois en Terre du soleil levant, le Cailloux[2] n’est pas loin même s’il nous faut encore 11h de vol pour l’atteindre, l’essentiel est que nous soyons dans le Pacifique. Ma terre natale est proche. J’entends l’appel pour embarquer dans notre compagnie aérienne locale «  Aircalin ».

On s’envole de Osaka pour l’aéroport  de Tontouta[3], le dernier tronçon  est terminé, nous sommes le vendredi 19 Décembre, je touche enfin le sol du Pays, il fait chaud voir très chaud et le changement de température est radical : 4° Besançon contre 31° sur Nouméa[4]. Par-contre mon voyage ne s’arrête pas là car mon lieu de stage se trouve dans une des îles Loyautés[5], sur l’île de Lifou[6].

Sur cette Ile commencera mon stage de 3e année en communication Publique à la Province des Iles Loyautés, dans le service environnement. De Besançon à Lifou est équivaut à : 1 bus, 1 TGV, 3 Avions internationaux et 1 Avion domestique, soit 28h de déplacements.

Enfin, cela fait presque un mois et demi, que je suis dans le service environnement et que j’apporte ma contribution dans le domaine de la communication publique. Je soutiens au maximum ce service tant sur le plan professionnel que moral car nous ne formons qu’un.

N’oublions pas, mes chers camarades de classes que ce stage est critique car il nous permettra d’évaluer notre performance de travail ainsi que notre capacité de résilience.

Pour ma part, humilité, respect et justesse sont les maîtres-mots qui guideront mes pas vers l’accomplissement de mes tâches au sein du Département du Développement Durable.

Sinaw, en direction de la Nouvelle-Calédonie «  Là où le temps s’arrête ! » si nous prenons le temps de nous arrêter et d’apprécier le moment présent.

Respectueusement

[1] Ce mot veut dire « Bienvenue » en Japonais

[2] Appellation qui désigne la Nouvelle-Calédonie

[3] Aéroport internationale de la Nouvelle-Calédonie

[4][4] Capital de la Nouvelle-Calédonie

[5] Iles qui composent la Nouvelle-Calédonie

[6] La plus grande des  trois îles loyautés

La com’ au service des jeunes !

16 Fév

C’est au tour de Suzy, cette semaine en stage  à l’Espace Jeunes de la Communauté de Communes du Val Saint-Vitois (CCVSV), de nous faire part de son expérience.

« Voilà un mois que je suis en stage. L’accueil fut chaleureux, les présentations rapides, ayant déjà rencontré auparavant les différents employés qui m’entourent. Je suis en charge de la communication et travaille avec une seule personne, animateur au service jeunesse et également mon maître de stage. Mes premiers jours m’ont permis de m’adapter à la structure, de connaître le fonctionnement de la communauté de communes et le lien reliant l’espace jeunes à celle-ci…. Puis, l’heure est venue de passer à l’action avec une mission conséquente: monter une stratégie de communication sur 1 an.

A l’heure actuelle, quelques actions ont été réalisées comme un flyer de présentation du lieu, la newsletter pour les élus… Un stage très enrichissant ! Je ne suis pas uniquement devant l’ordinateur toute la journée. Le Mardi et le Jeudi entre 13h et 14h, un atelier « rédaction d’articles » et radio ont été mis en place au collège Jean Jaurès. Une douzaine de jeunes, entre 11 et 17 ans, se retrouvent pour créer des articles et apprendre à s’exprimer en public.

Sortie d’un BTS Tourisme avant d’intégrer la Licence, je mets également à profit mes acquis pour aider mon maitre de stage à monter un séjour à Rome et contacter les différents prestataires. Ces trois mois de stage me sont très bénéfiques, je vois enfin le rapport entre la théorie et la pratique. »

Portrait chinois du service communication de la mairie de Saint-Brevin-les-Pins

11 Fév

Catherine, étudiante LPCP, décide de nous faire partager son stage de façon un peu originale… En effet, c’est au travers d’un portrait chinois que nous allons découvrir le service communication qu’elle a intégré le 5 Janvier dernier à la Mairie de Saint-Brévin-les-Pins.

Si c’était un animal, le service serait un éléphant car le service doit se souvenir de tout, être à l’écoute de tous, faire beaucoup de choses (un travail éléphantesque), avec rapidité et précision.

Si c’était un arbre, le service serait un chêne ou un pin. C’est un service présent partout, solide, beaucoup sollicité mais déterminé.

Si le service était un endroit, il serait une plage : sans cesse secoué par le ressac, parfois dévasté par des marées noires mais toujours présente.

Si c’était des métiers, il y aurait : communicant, bien sûr, imprimeur, graphiste, cafetière, informaticien, chercheur, archiviste, commercial, standardiste, scanner, photographe, community manager, chocolatier, journaliste, comptable, antiquaire, archéologue, passeur de marché et réunionnais*.

Si c’était un vêtement, le service serai un pull : chaud, doux, multitâches (surtout s’il a des poches), pratique, présent partout, qui va à tout le monde,

Si c’était une saison, ça serai le printemps. Les idées bourgeonnent, d’autres éclosent. Tout n’est pas encore prêt, mais tout le sera en temps voulu comme à la fin du printemps. Beaucoup de choses sont à faire ou à refaire car chaque nouvelle année est un hiver qui efface tout.

Si c’était un roman, le service serait La vérité sur l’affaire Harry Quebert, car quand tu penses que tout est fini, en fait, il y en a encore.

Si c’était un sport, le service serait la GRS (Gymnastique Rythmique et Sportive), il faut être un gymnaste hors pair avec tous les impératifs à gérer à la fois, les différents sujets et supports sur lesquels ils travaillent, gérer les différents interlocuteurs tout cela au rythme de la vie de la municipalité et de la ville. C’est un vrai sport !

*Ma collègue, qui s’appelle Catherine aussi, est réunionnaise. Thomas, mon maitre de stage, est souvent en réunion.

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